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Les méthodes contraceptives les plus utilisées dans le post-partum 💞

2017-11-20

Article de Sylvie Eskénazi, extrait du "Guide de ma grossesse au naturel", éd. Nathan, écrit en 2012 par le "Groupe Naissances" sous la direction de Willy Belhassen & Catherine Piraud-Rouet.

1) Les méthodes « barrière » consistent à éviter l’ascension des spermatozoïdes dans le col de l’utérus afin d’éviter la rencontre avec l’ovule. Ces contraceptions doivent être utilisées à chaque rapport sexuel, quel que soit le moment du cycle.
- l’utilisation du préservatif masculin ou féminin
- L’utilisation des différentes formes de spermicides : gel, crème, ovule ou éponges, dont il est important de connaître parfaitement l’utilisation et les contraintes.
- l’association du diaphragme ou de la cape cervicale avec un gel spermicide. Cette contraception requiert de la part de la femme une parfaite autonomie quant à sa pose et son retrait, supervisés par le praticien prescripteur lors de la première consultation. La taille optimale du dispositif ne peut être évaluée que six semaines au moins après l’accouchement, le cas échéant après une rééducation périnéale. Il existe 5 tailles de diaphragme et 3 tailles de capes cervicales. Le dispositif fabriqué en latex ou silicone est réutilisable plusieurs mois. Il est placé, toujours en association avec un gel spermicide, entre 15 min et 2h avant le rapport sexuel. Son retrait s’effectue au minimum 8h après le rapport et peut rester en place 24h pour le diaphragme, 2 à 3 jours pour la cape. On recommande de remettre une noix de gel spermicide en cas de rapport itératif.

2) La contraception hormonale
La pilule œstro progestative, l’anneau et le patch contraceptif ne conviennent qu’aux femmes qui n’allaitent pas au sein, en respectant les contre-indications habituelles après un bilan complet. Leur propriété est de bloquer l’ovulation. On préfère attendre quelques semaines après l’accouchement avant de la prescrire, généralement après le retour de couches en relais d’une méthode locale en raison des risques accrus de phlébite. La plupart des pilules, l’anneau et le patch sont pris durant 3 semaines consécutives puis arrêtés une semaine. Les règles artificielles réapparaissent tous les mois.
La contraception microprogestative est principalement prescrite chez la femme allaitante ou présentant une contre-indication aux oestro-progestatifs. Elle est disponible sous forme de pilule prise à heure fixe sans interruption entre deux plaquettes, d’implant sous cutané (inséré au niveau de l’avant bras pour une durée maximale de trois ans) ou de système intra-utérin (cf paragraphe suivant). Son premier effet contraceptif est dû à l’épaississement de la glaire cervicale afin de faire barrage aux spermatozoïdes, mais aussi à une modification de la muqueuse utérine. Chez certaines femmes, l’ovulation sera bloquée. Ces méthodes sont susceptibles de provoquer des saignements inopinés et des règles abondantes les premiers mois, puis un arrêt progressif des règles. En cas d’utilisation dans le post-partum immédiat, il est possible qu’il n’y ait pas de retour de couches.

3) Le dispositif intra-utérin (appelé communément « stérilet ») est inséré dans l’utérus par les voies naturelles, sous spéculum. Sa taille est d’environ 4 cms. Il peut être placé à partir de 4 semaines pour le DIU en cuivre ou 6 semaines pour le SIU hormonal après l’accouchement en l’absence de contre-indication (principalement infection génitale, malformation utérine, grossesse débutante). L’efficacité est assurée pendant 5 ans. Il en existe deux sortes :
- Les dispositifs au cuivre contiennent au minimum 380 mm2 de cuivre pour assurer l’efficacité contraceptive, car le cuivre détruit les spermatozoïdes. Les règles persistent.
- Le système intra utérin hormonal a les mêmes propriétés que les contraceptions microprogestatives dont il délivre le principe actif localement, avec un moindre passage dans la circulation sanguine. (cf paragraphe précédent).

4) MAMA (Méthode de l’allaitement et de l’aménorrhée). L’allaitement maternel peut être considéré comme une méthode naturelle de régulation des naissances par inhibition de l’ovulation sous certaines conditions :
- L’enfant a moins de 6 mois
- La mère n’a pas eu de retour de couches.
- Le nourrisson doit être nourri à la demande, 6 à 10 fois par 24h, y compris la nuit. Il ne reçoit aucune autre forme d’alimentation ou de boisson que le lait de sa mère. Il faut éviter de lui donner une tétine.
- l’espacement maximal entre deux tétées doit être de 4h la journée et de 6 heures la nuit.
- Les tétées doivent être perçues comme nutritives, aux deux seins.

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